VERS UN SYNDICAT DES URBANISTES

URBANISTE, UNE PROFESSION MAJEURE

L’exercice même de l’urbanisme n’a guère plus de 100 ans, le terme, sinon la pratique n’étant apparue qu’à la fin du 19ème siècle. Pourtant, même si pendant des années, les urbanistes n’existaient qu’apparentés aux architectes, en tant qu’architectes-urbanistes, ce sont désormais 20 000 urbanistes à part entière ( cf: Rapport JARLIER ) qui exercent la profession d’urbaniste en France.

URBANISTE, UNE PROFESSION D’AVENIR

Les faits sont là pour nous convaincre. Alors que le fonctionnalisme des années 60-70 faisait la part belle à la division entre le travail de conception et l’ultra spécialisation, ne laissant aux urbanistes qu’un rôle d’observateurs critiques ou pire de « complices », le savoir-faire transversal – le cœur même du métier des urbanistes – est aujourd’hui systématiquement invoqué lorsque les nouveaux modes de conception et d’aménagement durable sont mis en œuvre. Les paysagistes l’ont fort bien compris.

Les urbanistes « colloquent » sans cesse sur l’urbanisme durable, mais ils oublient de s’organiser pour s’y imposer comme des acteurs majeurs dans sa production.

URBANISTE, UNE PROFESSION PEU STRUCTUREE

Aucune association, aucune confédération d’urbanistes français n’est aujourd’hui en capacité de promouvoir la profession et de la protéger. Les statistiques les plus optimistes permettent de déterminer qu’elles ne rassemblent au mieux qu’une centaine de membres actifs. Certaines associations n’ont d’ailleurs depuis plusieurs années plus aucune vie démocratique effective.

Faut-il mettre sur le compte de la relative jeunesse de la profession son peu de structuration?

Assurément pas et trois raisons particulièrement pertinentes peuvent être invoquées pour contredire cet argument souvent évoqué:

–        Il est incontestable que la façon dont l’office professionnel de qualification des urbanistes a été créé, en obligeant à la création d’associations « fantômes » représentant soi-disant la diversité des formes d’exercice, a lourdement pénalisé l’unité – faible mais réelle – qui préexistait au sein de la société française des urbanistes (SFU) , même si celle-ci n’est plus que l’ombre d’elle-même aujourd’hui.

–        L’existence en Grande Bretagne d’une association d’urbanistes – forte de 23 000 membres, fédérative et très puissante – qui n’est pas un ordre est là pour montrer qu’il n’y a pas d’obstacle inhérent au statut d’urbaniste.

–        Des professions beaucoup plus récentes, comme celle des informaticiens, se sont structurées sans difficultés. Le plus cocasse est que nombre d’agences d’urbanisme font référence par défaut à la convention SYNTEC qui regroupe surtout les … BET d’informatique.

Certes, un débat est en cours au sein du petit groupe d’urbanistes qui prennent part à ce petit cercle pour en regrouper les « forces ». Débat qui s’éternise parce qu’au fond, ceux qui dirigent les « groupuscules » sont plus attentifs à leur titre qu’à la nécessité d’organiser et de dynamiser la profession.

Le collectif national des jeunes urbanistes ( CNJU ) nous montre la voie. Crée fin 2009, il est devenu en 3 ans l’association unique, composée de 1 300 étudiants ou jeunes professionnels en urbanisme. Il est désormais en pleine maturité, regroupant 20 associations d’étudiants et de jeunes professionnels issus des instituts d’urbanisme. Il est une vraie force de proposition, capable de mettre en perspective les propositions nécessaires à l’amélioration de la formation et de l’insertion des futurs et jeunes urbanistes, propositions qui ont été reprises par le récent rapport de Pierre JARLIER, adopté par la délégation aux collectivités locales et à la décentralisation, rapport qui plaide pour la réglementation de la profession d’urbaniste.

PREPARER UNE NOUVELLE FORME D’ORGANISATION DES URBANISTES

La première conviction du collectif informel des nouveaux urbanistes consiste à constituer une association « de masse » de personnes physiques prêtes à défendre les 20 000 urbanistes de France en exercice et à promouvoir la profession d’urbaniste, regroupant les urbanistes de tout mode d’exercice.

Nous proposons désormais de passer à la phase active et de mettre en œuvre la première conviction des nouveaux urbanistes. Pour ce faire, nous vous proposons de vous associer et de vous impliquer dans cette initiative forte et originale.

Plutôt que de lancer un nouveau cercle de réflexion, nous proposons d’emboiter le pas des jeunes urbanistes et de fédérer tous les urbanistes – pas seulement la centaine de membres actifs des associations existantes.

Pour préparer cette action d’ampleur, nous avons décidé de créer dès la rentrée 2012 une association de préfiguration appelée provisoirement « Les nouveaux urbanistes », à laquelle pourra adhérer tout signataire des huit convictions citées plus haut.

Nous invitons tous ceux qui souhaitent prendre part à cette initiative peuvent d’ores et déjà s’inscrire en ligne ci-dessous et/ou nous contacter aux coordonnées suivantes :

nouveauxurbanistes@gmail.com

Nous comptons sur chacun d’entre vous.

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À propos de nouveauxurbanistes

administrateur du site nouveaux urbanistes

Publié le 14 septembre 2012, dans - Nos 8 convictions. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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