Archives Mensuelles: septembre 2013

gares et villes du sud


Le Forum se tiendra le 05 novembre dans le Grand salon de la Fondation Monaco à la Cité Internationale Universitaire de Paris de 9h à 17h.
Le Forum de restitution sera organisé par Urbanistes du Monde et Futuribles International. Il est organisé par Urbanistes du Monde et Futuribles International avec la participation des organismes partenaires. Il a pour objet la présentation des différents cas d’études et leur mise en débat.

Une synthèse de restitution ouvrant sur les premières réflexions prospectives sera diffusée à l’ensemble des participants au Forum.

Le Forum sera accompagné d’une exposition

http://www.urbanistesdumonde.com/

Un syndicat professionnel pour les urbanistes


Le syndicat des nouveaux urbanistes a vu le jour ce samedi 21 septembre, porté par ses membres fondateurs, issus de toutes origines géographiques et de toutes les générations. Un point commun: défendre et valoriser une profession de 20 000 membres véritablement urbanistes (urban planners).

Les statuts vont être déposés,le bureau a été élu et les adhésions en ligne pourront bientôt débuter.Ci dessous, l’extrait du texte préliminaire qui fait office de charte provisoire.

« Si nous sommes ici ce matin, c’est parce que nous partageons une idée, un souhait, une ambition, celle d’entendre une nouvelle parole au sein de la profession d’urbaniste, l’émergence d’une nouvelle expression des urbanistes français. Notre initiative n’est pas hors sol, fabriqué par des personnes qui auraient « bricolé » dans leur coin une initiative isolée.Bien au contraire, elle puise ses racines dans des initiatives anciennes, dans des tentatives ou des projets qui lui ont permis de mûrir progressivement, de prendre une tournure constructive et différente de ce qui existe aujourd’hui au sein de la profession. Différente sans s’être construits contre, alternative parce que les associations existantes ont ignoré les sujets mis en avant, militante car il a fallu tenir bon malgré les attaques verbales désagréables.

L’initiative des nouveaux urbanistes a débuté lorsque quelques uns parmi nous ont commencé à se préoccuper au sein de la SFU du sort et des perspectives offertes aux jeunes diplômés.

Une première initiative, les assises pour l’insertion professionnelle des jeunes urbanistes ont été organisées il y a maintenant 5 ans à la Sorbonne. Elles ont certes commencé à creuser un fossé avec les « anciens » urbanistes, certes, mais elles nous ont permis de prendre conscience de la mobilisation des jeunes urbanistes et de leur attente professionnelle forte.

Une seconde initiative a vu le jour fin 2009 avec le lancement de la pétition contre le décret 2007-196 qui restreint l’accès aux seuls ingénieurs pour le concours d’ingénieur de la fonction publique, option urbanisme. Des milliers de signatures et un petit noyau de militants encore membres de la SFU. Un vrai succès, une audience dans la presse et chez les élus locaux. Et une méfiance de plus en plus forte chez les anciens, et ce pour des raisons si obscures qu’elles nous échappent encore aujourd’hui!

En 2011, nous avons été une vingtaine à proposer à la SFU de se moderniser, de quitter son statut de société savante hérité de sa naissance centenaire et de devenir un mouvement de masse représentatif des milliers d’urbanistes. Le débat aurait pu être serein, posé et porteur de nouvelles perspectives. Il n’a pas eu lieu et tous les moyens ont été bons pour l’empêcher, transformer nos propositions, nous empêcher d’avoir simplement à accès aux adresses des membres. Le vote lui-même de désignation du nouveau CA fut un simulacre de démocratie, des non-candidats étant élus, juste pour empêcher les réformateurs que nous étions de participer activement aux instances. Au bout de cette expérience, l’amertume aurait pu prévaloir.

Mais ce fut un nouvel élan et un nouveau souffle.

Fin 2011, les 8 convictions des nouveaux urbanistes prenaient forme, reprenant sur internet et de façon libre nombre des propositions que les gardiens de la doctrine de l’immobilisme SFU voulaient tuer dans l’œuf. Succès d’estime avec plus de 500 signatures en ligne, soit le double des adhérents déclarés de la SFU. Les nouveaux urbanistes naissent de ce double mouvement: initiatives dynamiques d’une part et de l’autre rejet par les anciens urbanistes conservateurs. Nous rêvions de consensus, de symbiose et de débat public harmonieux. Et il a fallu jouer depuis cinq ans sur ces deux registres. D’aucuns voulaient plus d’harmonie et nous proposaient de fédérer plutôt que de désunir. Nous l’avons souhaité et nous avons œuvré pour cela, mais un conservateur ça ne bouge pas et surtout ça refuse que le monde avance, quitte à bloquer son évolution de force.

Ce temps de conciliation est désormais révolu et il faut aller de l’avant.

Le CNJU né de la pétition de 2009 nous a montré comment réussir une structuration, une maturation et comment gagner la bataille des idées. Car c’est bien une bataille qui nous attend pour faire entendre nos propositions et nos idées. Nombreux sont les urbanistes, plus de 20 000 qui sont concernés, et si peu nombreux sont les freins. Les conservateurs avaient seuls la parole et ils vont devoir désormais la partager.

Au moment où les députés viennent de voter une loi importante pour moderniser l’urbanisme, il devient indispensable que notre profession s’exprime autrement qu’avec réticence, comme elle l’a fait, CNJU non compris, lors des auditions du parlement. Notre mouvement de modernisation de la profession repose sur trois pieux de fondation:

– UNE DOCTRINE: huit convictions pour organiser non pas l’urbanisme mais la profession d’urbanistes,

– UN STATUT:celui de syndicat professionnel, une vraie nouveauté car jusqu’à lors aucune organisation ne joue ce rôle ou n’a ce titre. Nous ne marchons sur les plates bandes de personne.

– UNE AMBITION:devenir progressivement une organisation de masse, et de rompre ainsi avec les « groupuscules » de quelques membres, tout au mieux quelques dizaines de membres. Ces trois pieux de fondation nous ont incité à proposer d’accoler le terme de « nouveaux » à celui d’urbanistes, car il faut se distinguer de l’immobilisme qui prévaut au sein de la profession. Bâti sur ces trois pieux, le premier étage de notre syndicat est constitué par les huit convictions qui ont déjà été diffusées et autour desquels notre mouvement a pris forme.

Les convictions ont pour trait commun de donner à voir une figure, une véritable figure pour une profession faiblement structuré et le peu d’organisation dont elle est dotée vient à singer la profession d’architecte, son ordre, le poids excessif des structures libérales et le caractère individuel de l’acte de construire, ou du moins son image. Tout ceci est loin, très loin de ce qu’est l’exercice de l’urbanisme aujourd’hui.

 

Il convient de donner à voir et de renforcer au moins quatre points:

1/ La diversité d’origine des urbanistes en terme de formation de base. La formation au sein des instituts d’urbanisme et la possibilité d’y obtenir une validation des acquis d’expérience est un axe majeur de notre action future.

2/ Le caractère complexe de l’urbanisme totalement distinct de l’ingénierie urbaine. C’est cette question qui est au cœur de notre exclusion des concours de la fonction publique, et non pas celle du titre, qui est totalement secondaire.

3/ La pratique professionnelle largement collective et
intégrée dans un processus de gouvernance du territoire. Ce qui suppose de valoriser d’autres références professionnelles que celles de l’exercice architectural, comme le projet urbain. À cet égard, le statut « d’urban designer » pose question comme partie prenante de notre profession.

4/ La très large salarisation de la profession. Il convient de recadrer franchement les multiples dérives à connotation libérale que subit la profession aussi bien dans les cabinets privés que dans les secteurs publics et parapublics. La nécessité de conventions collectives spécifiques est totalement évidente. Voilà un cadre de travail qui nous occupera longtemps et qui demandera une énergie redoublée.

Nous serons au rendez-vous.

petit rappel


1ère conviction

 

Créer une association de personnes physiques prêtes à défendre et à promouvoir la profession d’urbaniste, regroupant les urbanistes de tous modes d’exercice.

 

2ème  conviction

 

Faire reconnaître la profession d’urbaniste comme une profession à part entière en lui donnant un cadre réglementaire adapté.

 

3ème  conviction

 

Consacrer les 12 Instituts d’urbanisme de l’enseignement supérieur existants comme de véritables réseaux professionnels d’urbanistes habilités à délivrer des Licences professionnelles d’urbanisme, des Masters d’urbanisme et des Doctorats d’urbanisme.

 

4ème  conviction

 

Transformer le dispositif de qualification OPQU existant en une qualification partagée par les Instituts d’urbanisme et la profession (sur le mode des professions d’avocats ou d’experts comptables), donnant droit au titre d’urbaniste.

 

5ème  conviction

 

Développer un dispositif de formation continue propre à la profession d’urbaniste, en lien avec les Instituts d’urbanisme de l’enseignement supérieur.

 

6ème  conviction

 

Obtenir la reconnaissance de la profession d’urbaniste comme activité principale dans le cadre de la nomenclature INSEE des activités professionnelles.

 

7ème  conviction

 

Mettre en place une convention collective commune aux organismes privés et parapublics ayant l’urbanisme comme activité principale.

 

8ème  conviction

 

Faire reconnaître par voie législative la possibilité pour les urbanistes formés dans les Instituts d’urbanisme universitaires de candidater à nouveau à la spécialité « urbanisme, aménagement et paysages » du concours d’ingénieur de la fonction publique territoriale.

 

les nouveaux urbanistes se réunissent samedi 21 septembre


les nouveaux urbanistes se réunissent samedi 21 septembre

une loi favorable à l’urbanisme et décriée par les « urbanistes » !


La loi Duflot vient d’être adoptée par l’Assemblee Nationale. Elle fait avancer de façon positive l’urbanisme dans sa dimension intercommunale. Les nouveaux urbanistes s’en félicitent.

Il est temps désormais date notre syndicat représentent dignement notre profession.

En effet, lors des auditions menées par le rapporteur de la loi, le CFDU et ses membres se sont élevés contre cette évolution indispensable.

Nos représentants actuels sont uniquement ceux des architectes libéraux qui ont une démarche protectionniste et ne parlent pas au nom des 20 000 urbanistes français. 

Le syndicat des nouveaux urbanistes comptent bien changer la donne bientôt.

Le maire cible injuste des critiques du CFDU !


La décentralisation a-t-elle vraiment « plombé » l’urbanisme ?

Dans un article récent paru dans le Moniteur le 16 août 2013, le président du conseil français des urbanistes, JP MISPELON se plaint que « depuis que la compétence urbanisme a été déléguée aux collectivités locales il y a trente ans, le métier n’a pas progressé dans sa définition, ni dans sa reconnaissance ». 

Une accusation forte et grave, et aucune preuve à charge contre les maires et leurs conseils municipaux, fort heureusement  Où pourrait-on consulter ce bilan à charge et comparé des politiques d’urbanisme menée par la fonction publique d’Etat et celle qu’ont engagé les conseils municipaux pour mettre en oeuvre les plan d’occupation des sols ou les maires pour délivrer les permis de construire ? Nul part, et certainement pas au CFDU qui n’a pas fait cet inventaire depuis sa création en 1996. 

Cette remise en cause de la décentralisation n’est donc pas justifiée et il est fort dommageable que ce soit un urbaniste qui préside une association qui la développe.

Dans un autre article publié le 4 septembre 2013, toujours dans le Moniteur, article relatant les débats moroses de l’université d’été du même CFDU, cette fois-ci c’est le doute sur la capacité à mettre en oeuvre des plans locaux d’urbanisme, à l’échelle intercommunale qui est mis en avant. 

Il y a trente ans les urbanistes se battaient pour faire émerger l’échelle d’agglomération et aujourd’hui le CFDU se plaint et voudrait presque revenir en arrière et retrouver la tutelle de l’Etat. 

Comble des contre-vérités, les deux articles font état du fait que les PLU ne seraient pas rentables ! 

Première remarque: une étude attentive des budgets des communes engagées dans la révision de PLU et de résultats de marchés d’appels d’offres montrent une forte évolution à la hausse des études en question et le « bénéfice » que les urbanistes libéraux tirent de la grenellisation de l’urbanisme. 

Seconde remarque: le seule voix qu’on entend dans ces deux articles est celle des architectes libéraux. Voilà qui est complètement décalé, alors que notre profession est désormais largement salariée et dotée d’une forte composante intégrée dans le service public ou le secteur para-public.

En somme, avec le CFDU, l’urbanisme continue à vivre comme si nous étions encore dans les trente glorieuses. Avec le CFDU, nous avons quarante de retard sur les évolutions sociales et territoriales. Il est temps de faire entendre d’autres voix, celle du présent et de l’avenir, au sein du monde de l’urbanisme.

Dominique MUSSLIN

une mort annoncée


Le CFDU se meurt lentement mais sûrement par manque d’oxygène:

http://www.lemoniteur.fr/153-profession/article/actualite/22288964-ambiance-morose-a-l-universite-d-ete-des-urbanistes

Les nouveaux urbanistes passent aux actes


Chère et cher collègue,

Le projet des «NOUVEAUX URBANISTES» a pris forme fin 2011.
531 urbanistes ont signé en quelques jours l’appel des nouveaux urbanistes mis en ligne le 29 décembre 2011:
https://nouveauxurbanistes.wordpress.com/2011/12/29/la-france-a-besoin-de-nouveaux-urbanistes/

Cette mobilisation nous a permis de mesurer l’écho que rencontraient nos idées parmi des urbanistes désorientés par le conservatisme improductif de certaines micro-associations qui sont censées nous « représenter».

PASSONS AUX ACTES !

Avec nos huit convictions (https://nouveauxurbanistes.wordpress.com/category/nos-8-convictions/) comme socle, nous avons décidé de mettre en œuvre la phase suivante et de structurer notre mouvement.
Nous aspirons à devenir un mouvement de masse, tout simplement car 20 000 urbanistes doivent être représentés par un véritable syndicat professionnel !
L’assemblée générale constitutive de l’association support du syndicat professionnel  » LES NOUVEAUX URBANISTES » aura lieu :

SAMEDI 21 SEPTEMBRE 2013 DE 10.00 A 12.00
6 rue du Chemin-Vert 75011 PARIS
Métros BASTILLE ou CHEMIN-VERT

Les codes d’accès seront transmis par mail à ceux qui veulent participer physiquement à l’AG.

Ci-dessous un lien pour s’inscrire en ligne pour participer à l’assemblée générale et/ou pour devenir membre fondateur du syndicat « LES NOUVEAUX URBANISTES » :
https://docs.google.com/forms/d/1yt882YhCWP8K2VIvNWXEMMGlLWNwfS2eZaa2GM7v6Rs/viewform

Les initiateurs du syndicat  » LES NOUVEAUX URBANISTES »

L’urbanisme des ingénieurs pour les nuls.


L’urbanisme est mono-disciplinaire !

En dehors de la voirie, il n’est nulle composition, ou conception.

La ville est donc linéaire.

Où s’arrête la voie, s’arrête le monde connu, le monde, d’ailleurs la Terre est plate (échappons à cette idée reçue depuis Galilée).

Si l’homme descend du singe d’après Darwin, et l’on est sûr pour l’urbaniste. L’ingénieur a été créé par Dieu à son image (ou l’inverse ?). En aparté, notons que pour la femme, nous ne sommes pas sûr car Darwin n’a jamais parlé de la femme: d’aucuns prétendent qu’elle descendrait du catalogue de La Redoute, mais les preuves ne sont pas probantes à ce jour.

Si tu es un Gentil Elève Ingénieur, tu es donc créé à l’image de Dieu : tu es donc infaillible et incontestable.

Répétez ce texte chaque jour en vous flagellant.

Maurice FOURRIER