Archives Mensuelles: novembre 2014

Il est temps que les trentenaires et les quadras prennent le relais !


J’ai décidé il y a 15 ans de m’impliquer dans la modernisation de notre profession d’urbaniste. Nous étions peu nombreux dans ma génération car c’était « corporatiste ». Ça l’était et ça le reste, mais était-ce une raison pour laisser faire ceux qui avaient le parti pris de l’immobilisme ? Non.

J’ai alors adhéré à la Société française des urbanistes, la seule association professionnelle ouverte à tous. J’y ai oeuvré, comme vice-président à l’insertion professionnelle des jeunes urbanistes:

J’y ai aussi soutenu vainement le rapprochement des multiples chapelles.

D’aucuns m’ont poussé en 2011 à devenir le président de la SFU. Ma résistance à cette idée fut forte. J’ai cédé et j’ai eu tort, car les dés étaient jetés : ceux qui me poussèrent à candidater ne furent pas au rendez-vous, le débat d’idées fut absent et la manipulation des votes indigne.

J’en ai démissionné (http://urbanistes.blogspot.fr/2011/11/lettre-de-demission.html). Ceci m’a permis de prendre des nouvelles initiatives en dehors de cette institution si faible et conservatrice que la critiquer n’avait plus aucun intérêt. Réseaux sociaux et militants, site internet furent autant de supports pour dialoguer et tenter de construire un avenir normal pour une profession arrivée à maturité.

Des mois de préparation furent nécessaires, avec le soutien de mes amis Daniel, Gérard, Olivier, Pierre et d’autres:

Et le 21 septembre 2013, nous créâmes le syndicat des nouveaux urbanistes(https://nouveauxurbanistes.wordpress.com/2013/09/23/un-syndicat-des-urbanistes-pour-une-profession-largement-salariee-et-tournee-vers-lassistance-et-le-conseil-aux-collectivites-publics/).

C’était un acte majeur pour tous ceux qui attendaient qu’une profession désormais mâture ait une représentation conforme aux attentes des plus de 20 000 professionnels dont une immense majorité de salariés. Car une profession se doit d’être doté d’un syndicat professionnel pour exister, assurer sa promotion et défendre ses intérêts.

Parler d’urbanisme c’est bien, mais il ne faut pas oublier les urbanistes.

 Ce n’était qu’un début et le combat commençait : le SNU fut à l’initiative de la résolution du 22 mai 2014 commune au SNU, à UT et au CNJU. Elle propose des thèmes communs pour faire avancer la profession (http://urbavoc.wordpress.com/2014/07/08/les-urbanistes-de-france-sunissent-communique-du-cnju-dut-et-du-snu/). Elle a été bien relayée dans la presse et les réseaux.

J’ai bossé dur, souvent un peu seul, et je suis fier d’avoir débroussaillé et tracé la route. J’ai secoué fort et la mayonnaise a pris ! C’est ce que j’aime faire.

Mais je reste individualiste et impatient. Je ne suis pas fait pour rester président.

Il est temps que les quadras et les trentenaires prennent le relais. Et je les sens prêts à se lancer dans l’aventure.

 Place à elles et à eux, les nouveaux urbanistes.

 

Dominique MUSSLIN

Urbaniste

la certification des diplômes d’urbanisme, une priorité de la Ministre


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