Archives de Catégorie: 2. Faire de la profession d’urbaniste une profession à part entière

Il est temps que les trentenaires et les quadras prennent le relais !


J’ai décidé il y a 15 ans de m’impliquer dans la modernisation de notre profession d’urbaniste. Nous étions peu nombreux dans ma génération car c’était « corporatiste ». Ça l’était et ça le reste, mais était-ce une raison pour laisser faire ceux qui avaient le parti pris de l’immobilisme ? Non.

J’ai alors adhéré à la Société française des urbanistes, la seule association professionnelle ouverte à tous. J’y ai oeuvré, comme vice-président à l’insertion professionnelle des jeunes urbanistes:

J’y ai aussi soutenu vainement le rapprochement des multiples chapelles.

D’aucuns m’ont poussé en 2011 à devenir le président de la SFU. Ma résistance à cette idée fut forte. J’ai cédé et j’ai eu tort, car les dés étaient jetés : ceux qui me poussèrent à candidater ne furent pas au rendez-vous, le débat d’idées fut absent et la manipulation des votes indigne.

J’en ai démissionné (http://urbanistes.blogspot.fr/2011/11/lettre-de-demission.html). Ceci m’a permis de prendre des nouvelles initiatives en dehors de cette institution si faible et conservatrice que la critiquer n’avait plus aucun intérêt. Réseaux sociaux et militants, site internet furent autant de supports pour dialoguer et tenter de construire un avenir normal pour une profession arrivée à maturité.

Des mois de préparation furent nécessaires, avec le soutien de mes amis Daniel, Gérard, Olivier, Pierre et d’autres:

Et le 21 septembre 2013, nous créâmes le syndicat des nouveaux urbanistes(https://nouveauxurbanistes.wordpress.com/2013/09/23/un-syndicat-des-urbanistes-pour-une-profession-largement-salariee-et-tournee-vers-lassistance-et-le-conseil-aux-collectivites-publics/).

C’était un acte majeur pour tous ceux qui attendaient qu’une profession désormais mâture ait une représentation conforme aux attentes des plus de 20 000 professionnels dont une immense majorité de salariés. Car une profession se doit d’être doté d’un syndicat professionnel pour exister, assurer sa promotion et défendre ses intérêts.

Parler d’urbanisme c’est bien, mais il ne faut pas oublier les urbanistes.

 Ce n’était qu’un début et le combat commençait : le SNU fut à l’initiative de la résolution du 22 mai 2014 commune au SNU, à UT et au CNJU. Elle propose des thèmes communs pour faire avancer la profession (http://urbavoc.wordpress.com/2014/07/08/les-urbanistes-de-france-sunissent-communique-du-cnju-dut-et-du-snu/). Elle a été bien relayée dans la presse et les réseaux.

J’ai bossé dur, souvent un peu seul, et je suis fier d’avoir débroussaillé et tracé la route. J’ai secoué fort et la mayonnaise a pris ! C’est ce que j’aime faire.

Mais je reste individualiste et impatient. Je ne suis pas fait pour rester président.

Il est temps que les quadras et les trentenaires prennent le relais. Et je les sens prêts à se lancer dans l’aventure.

 Place à elles et à eux, les nouveaux urbanistes.

 

Dominique MUSSLIN

Urbaniste

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La certification professionnelle des diplômes d’urbanisme, une proposition qui retient l’attention du gouvernement et des employeurs d’urbanistes


Communiqué, 28 octobre 2014

Vendredi 24 octobre dernier, le Collectif National des Jeunes Urbanistes (CNJU), Urbanistes des territoires (UT) et le syndicat des nouveaux urbanistes (SNU) présentaient leur proposition de certification professionnelle des diplômes d’urbanisme de niveau Master (Bac+5), proposition récemment soutenue par Sylvia PINEL, Ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la ruralité (en charge de l’urbanisme).

Avaient répondu présents et/ou ont fait part de leur grand intérêt et de leur soutien à cette proposition plusieurs organisations d’employeurs : l’Assemblée des Communautés de France (AdCF), l’Association des Maires de France (AMF), la Fédération nationale des Agences d’Urbanisme (FNAU), la Fédération nationale des maîtres d’ouvrage de SCoT. L’APERAU, qui regroupe les Instituts d’urbanisme et les principales formations en urbanisme et aménagement du territoire de niveau Master, était associée à cette initiative et représentée par Michel MICHEAU, directeur du cycle d’urbanisme de Sciences Po.

Ont notamment été mis en débat les enjeux de la formation permanente des urbanistes salariés (formation initiale et continue, VAE) et la reconnaissance mutuelle des qualifications et des diplômes de niveau Master et à l’échelle européenne.

Présidée par Corinne CASANOVA, présidente de la commission Urbanisme de l’AdCF, la rencontre a permis de mettre en évidence les avantages de cette démarche pour la maîtrise d’ouvrage publique en matière de gestion prévisionnelle de l’emploi, des compétences et des ressources humaines mais aussi pour la sécurisation des parcours professionnels des urbanistes salariés.

Contacts :
CNJU : Florence GALL-SORRENTINO flosorrentino@gmail.com 06 70 85 60 65
SNU : Dominique MUSSLIN dominique.musslin@gmail.com 06 80 15 27 01
UT : Bernard LENSEL blensel@yahoo.fr 06 66 98 28 21

PLATE-FORME COMMUNE: L’urbanisme est à nouveau au centre du débat public, les urbanistes doivent trouver toute leur place.


 

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Urbanistes des Territoires

 

 

 

Paris, 22 mai 2014

 

L’urbanisme occupe à nouveau une place centrale dans le débat public national. Le gouvernement entend même aujourd’hui exporter les savoir-faire de la « ville durable à la française », sachant que, dans les faits, des échanges à l’échelle internationale sont déjà fructueux.

Depuis les lois de décentralisation, SRU et aujourd’hui ALUR, l’urbanisme est aussi un enjeu majeur au niveau local avec les nouveaux documents d’urbanisme qui organisent le vivre ensemble dans nos villes et nos territoires (SCoT, PLUi).

 

Politique publique, l’urbanisme a aussi besoin de compétences professionnelles.

Depuis 15 ans, des initiatives ont été prises pour faire valoir les compétences professionnelles des urbanistes, mais il faut bien reconnaître que leur portée reste limitée.

Des 20 000 urbanistes en France, il est trop peu question.

Rappelons ici la définition donnée du métier d’urbaniste dans le rapport adopté le 17 juillet 2012 par la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation du Sénat :

 

« Loin de se réduire à un aspect réglementaire, le travail de l’urbaniste vise à définir et mettre en forme le projet territorial des collectivités locales. Son rôle est d’anticiper les dynamiques d’urbanisation en apportant aux élus locaux une aide à la décision politique leur permettant d’arbitrer sur les localisations les plus cohérentes (activité, emploi, logement, réseaux de transport) pour la gestion optimale des mobilités ; de mener une action foncière adéquate ; et de conduire des projets de renouvellement urbain. »

Il est désormais temps de faire de la profession des urbanistes une branche professionnelle à part entière.

Nous souhaitons y contribuer de façon positive, constructive et pragmatique.

Les chantiers qui nous apparaissent utiles pour rendre notre profession plus visible et mieux organisée sont nombreux. Ils ne s’opposent pas aux démarches déjà entreprises.

Nous proposons d’œuvrer à trois priorités pour consolider notre profession :

  1. La certification professionnelle des diplômes d’urbanisme de l’Enseignement supérieur (niveau Master) doit être mise à l’agenda avec les principaux employeurs ; la qualification professionnelle délivrée par l’Office professionnel de qualification des urbanistes (OPQU) restant bien entendu utile pour faciliter la validation des acquis d’expérience (VAE).
  1. Les compétences et la qualification (diplômes de niveau Bac+5) des urbanistes exerçant dans le secteur public territorial doivent être de nouveau reconnus comme équivalents à ceux des « cadres d’emplois »techniques de catégorie A.
  1. Les urbanistes bénéficiant d’un contrat de travail de droit privé doivent pouvoir bénéficier d’une protection sociale commune en matière de droit du travail, avec la construction d’une convention collective nationale.

Nous souhaitons y contribuer en construisant un dialogue avec :

  • Les représentants des employeurs d’urbanistes du secteur public (collectivités locales, Etat),
  • Les organisations professionnelles employant des urbanistes disposant d’un contrat de travail de droit privé (consultance privée, agences d’urbanisme parapubliques, notamment),
  • Les acteurs du service public de l’emploi et de l’orientation professionnelle,
  • Les représentants chargés de l’accréditation des diplômes de l’Enseignement supérieur en urbanisme et aménagement du territoire.

 

Dominique MUSSLIN, Président du Syndicat des Nouveaux Urbanistes (SNU)

Bernard LENSEL, Président d’Urbanistes des Territoires (UT)

François FAVARD, Président du Collectif National des Jeunes Urbanistes (CNJU)

   

 

 

 

 

 

 

                                                                    

à peine crée, le syndicat des nouveaux urbanistes auditionné par la députée rapporteure de la loi ALUR


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Le président du Syndicat des Nouveaux urbanistes (SNU), Dominique Musslin, était auditionné ce mercredi 4 décembre 2013 par Audrey Linkenheld, députée du Nord et rapporteure du projet de loi ALUR pour la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale dans le cadre de son examen en deuxième lecture.

Le président du SNU a présenté à Audrey Linkenheld les priorités du syndicat :

– Premier syndicat d’urbanistes à voir le jour en France, il répond à l’objectif d’aboutir à une meilleure représentation de la profession, composée d’au moins 20 000 membres.

– Très largement salariée (et féminisée), majoritairement exercée au sein des collectivités locales et du secteur parapublic, la profession d’urbaniste doit pouvoir être dotée d’une convention collective pour le parapublic et le secteur privé.

– Assurer aux urbanistes diplômés de l’enseignement supérieur, et en particulier de l’université, un cadre d’emploi stable permettant d’accéder à des fonctions d’encadrement et à des rémunérations équivalentes au statut d’ingénieur territorial, cadre de concours qui a été fermé aux diplômés de Master en urbanisme dont le cursus de formation pluridisciplinaire constitue une force et une des caractéristiques essentielles de la profession.

– Se donner les moyens de voir adhérer à moyen terme au SNU 5% des urbanistes français, soit 1000 membres.

Interrogé par Audrey Linkenheld sur la philosophie générale du projet de loi ALUR, le président du SNU a précisé que :

– La généralisation du PLU intercommunal, disposition majeure du titre du projet de loi dédié à l’urbanisme, est indispensable au bon exercice de l’urbanisme. Attendue depuis près de 40 ans (1976, date à laquelle le rapport Guichard « Vivre Ensemble » en montrait la nécessité pour fédérer les communes), cette disposition aura deux incidences :
1/ la nécessaire mobilisation et mise en réseau des compétences professionnelles des urbanistes du secteur public (communes et communautés) et parapublic (agences d’urbanisme),
2/ la montée en gamme du secteur de la consultance privée (bureaux d’études, cabinets de conseil, urbanistes exerçant en libéral) afin de s’adapter à cette nouvelle donne.

– Les dispositions du projet de loi ALUR permettant aux communes et à leur communauté de co-élaborer la politique locale de l’urbanisme sont nécessaires et conformes à la réalité du fonctionnement des institutions intercommunales. A ce titre, les dispositions votées en première lecture en juillet 2013 par l’Assemblée nationale (majorité renforcée, modalité d’association des communes, débat annuel en conseil communautaire) paraissent équilibrées et de nature à préserver la plus-value du travail en réseau permise par la coopération intercommunale. En revanche, ce n’est pas le cas de la version du texte adoptée par les sénateurs début octobre : en effet, la « minorité de blocage » au transfert de la compétence d’élaboration du PLU à l’intercommunalité, accordé à un quart des communes représentant 10 % de la population, ne semble pas conforme à la « réalité du terrain ». C’est aussi un recul par rapport au droit positif puisqu’à ce jour, le transfert de la compétence est possible à la majorité qualifiée de la moitié des communes représentant les deux tiers de la population (ou l’inverse).

Quelques questions de détail ont par ailleurs été abordées concernant les autres dispositions de la loi.

Enfin, la rapporteure du projet de loi a souhaité connaître les analyses du SNU sur le contexte de la profession d’urbaniste et les évolutions possibles quant à son organisation. Le président du syndicat des nouveaux urbanistes a souligné trois points :

1° La nécessité de rééquilibrer la représentation des urbanistes en tenant mieux compte de la pluralité des modes d’exercice et des urbanistes salariés (ce rééquilibrage a déjà commencé avec la constitution en 2010 du Collectif national des jeunes urbanistes, association qui monte en puissance).

2° Eviter le risque de « dérive » de l’Office professionnel de qualification des urbanistes (OPQU) dont le conseil d’administration comprend majoritairement des représentants non urbanistes (architectes, ingénieurs, géomètres). L’OPQU tient aussi, pour l’instant, à l’écart de ses instances les associations représentatives de la maîtrise d’ouvrage publique de l’urbanisme (collectivités locales). Le SNU souhaite que le commissaire du gouvernement, nommé par le Ministère de l’Egalité des territoires et du logement, joue à l’avenir son rôle de contrôle de façon nettement plus attentive. L’évolution de l’OPQU vers un ordre est défendue par ses dirigeants actuels, perspective qui serait contraire au droit européen (directive services). Le SNU est très attentif à ce que cette impasse ne soit pas empruntée par les responsables de l’OPQU, car cette option risquerait de jeter le discrédit sur l’ensemble de la profession.

3° La clarification de l’offre de formation en urbanisme de l’Enseignement supérieur (principalement au sein des instituts d’urbanisme universitaires) doit s’accompagner en parallèle d’un processus de certification professionnelle des diplômes d’urbaniste de niveau Master.

Un syndicat professionnel pour les urbanistes


Le syndicat des nouveaux urbanistes a vu le jour ce samedi 21 septembre, porté par ses membres fondateurs, issus de toutes origines géographiques et de toutes les générations. Un point commun: défendre et valoriser une profession de 20 000 membres véritablement urbanistes (urban planners).

Les statuts vont être déposés,le bureau a été élu et les adhésions en ligne pourront bientôt débuter.Ci dessous, l’extrait du texte préliminaire qui fait office de charte provisoire.

« Si nous sommes ici ce matin, c’est parce que nous partageons une idée, un souhait, une ambition, celle d’entendre une nouvelle parole au sein de la profession d’urbaniste, l’émergence d’une nouvelle expression des urbanistes français. Notre initiative n’est pas hors sol, fabriqué par des personnes qui auraient « bricolé » dans leur coin une initiative isolée.Bien au contraire, elle puise ses racines dans des initiatives anciennes, dans des tentatives ou des projets qui lui ont permis de mûrir progressivement, de prendre une tournure constructive et différente de ce qui existe aujourd’hui au sein de la profession. Différente sans s’être construits contre, alternative parce que les associations existantes ont ignoré les sujets mis en avant, militante car il a fallu tenir bon malgré les attaques verbales désagréables.

L’initiative des nouveaux urbanistes a débuté lorsque quelques uns parmi nous ont commencé à se préoccuper au sein de la SFU du sort et des perspectives offertes aux jeunes diplômés.

Une première initiative, les assises pour l’insertion professionnelle des jeunes urbanistes ont été organisées il y a maintenant 5 ans à la Sorbonne. Elles ont certes commencé à creuser un fossé avec les « anciens » urbanistes, certes, mais elles nous ont permis de prendre conscience de la mobilisation des jeunes urbanistes et de leur attente professionnelle forte.

Une seconde initiative a vu le jour fin 2009 avec le lancement de la pétition contre le décret 2007-196 qui restreint l’accès aux seuls ingénieurs pour le concours d’ingénieur de la fonction publique, option urbanisme. Des milliers de signatures et un petit noyau de militants encore membres de la SFU. Un vrai succès, une audience dans la presse et chez les élus locaux. Et une méfiance de plus en plus forte chez les anciens, et ce pour des raisons si obscures qu’elles nous échappent encore aujourd’hui!

En 2011, nous avons été une vingtaine à proposer à la SFU de se moderniser, de quitter son statut de société savante hérité de sa naissance centenaire et de devenir un mouvement de masse représentatif des milliers d’urbanistes. Le débat aurait pu être serein, posé et porteur de nouvelles perspectives. Il n’a pas eu lieu et tous les moyens ont été bons pour l’empêcher, transformer nos propositions, nous empêcher d’avoir simplement à accès aux adresses des membres. Le vote lui-même de désignation du nouveau CA fut un simulacre de démocratie, des non-candidats étant élus, juste pour empêcher les réformateurs que nous étions de participer activement aux instances. Au bout de cette expérience, l’amertume aurait pu prévaloir.

Mais ce fut un nouvel élan et un nouveau souffle.

Fin 2011, les 8 convictions des nouveaux urbanistes prenaient forme, reprenant sur internet et de façon libre nombre des propositions que les gardiens de la doctrine de l’immobilisme SFU voulaient tuer dans l’œuf. Succès d’estime avec plus de 500 signatures en ligne, soit le double des adhérents déclarés de la SFU. Les nouveaux urbanistes naissent de ce double mouvement: initiatives dynamiques d’une part et de l’autre rejet par les anciens urbanistes conservateurs. Nous rêvions de consensus, de symbiose et de débat public harmonieux. Et il a fallu jouer depuis cinq ans sur ces deux registres. D’aucuns voulaient plus d’harmonie et nous proposaient de fédérer plutôt que de désunir. Nous l’avons souhaité et nous avons œuvré pour cela, mais un conservateur ça ne bouge pas et surtout ça refuse que le monde avance, quitte à bloquer son évolution de force.

Ce temps de conciliation est désormais révolu et il faut aller de l’avant.

Le CNJU né de la pétition de 2009 nous a montré comment réussir une structuration, une maturation et comment gagner la bataille des idées. Car c’est bien une bataille qui nous attend pour faire entendre nos propositions et nos idées. Nombreux sont les urbanistes, plus de 20 000 qui sont concernés, et si peu nombreux sont les freins. Les conservateurs avaient seuls la parole et ils vont devoir désormais la partager.

Au moment où les députés viennent de voter une loi importante pour moderniser l’urbanisme, il devient indispensable que notre profession s’exprime autrement qu’avec réticence, comme elle l’a fait, CNJU non compris, lors des auditions du parlement. Notre mouvement de modernisation de la profession repose sur trois pieux de fondation:

– UNE DOCTRINE: huit convictions pour organiser non pas l’urbanisme mais la profession d’urbanistes,

– UN STATUT:celui de syndicat professionnel, une vraie nouveauté car jusqu’à lors aucune organisation ne joue ce rôle ou n’a ce titre. Nous ne marchons sur les plates bandes de personne.

– UNE AMBITION:devenir progressivement une organisation de masse, et de rompre ainsi avec les « groupuscules » de quelques membres, tout au mieux quelques dizaines de membres. Ces trois pieux de fondation nous ont incité à proposer d’accoler le terme de « nouveaux » à celui d’urbanistes, car il faut se distinguer de l’immobilisme qui prévaut au sein de la profession. Bâti sur ces trois pieux, le premier étage de notre syndicat est constitué par les huit convictions qui ont déjà été diffusées et autour desquels notre mouvement a pris forme.

Les convictions ont pour trait commun de donner à voir une figure, une véritable figure pour une profession faiblement structuré et le peu d’organisation dont elle est dotée vient à singer la profession d’architecte, son ordre, le poids excessif des structures libérales et le caractère individuel de l’acte de construire, ou du moins son image. Tout ceci est loin, très loin de ce qu’est l’exercice de l’urbanisme aujourd’hui.

 

Il convient de donner à voir et de renforcer au moins quatre points:

1/ La diversité d’origine des urbanistes en terme de formation de base. La formation au sein des instituts d’urbanisme et la possibilité d’y obtenir une validation des acquis d’expérience est un axe majeur de notre action future.

2/ Le caractère complexe de l’urbanisme totalement distinct de l’ingénierie urbaine. C’est cette question qui est au cœur de notre exclusion des concours de la fonction publique, et non pas celle du titre, qui est totalement secondaire.

3/ La pratique professionnelle largement collective et
intégrée dans un processus de gouvernance du territoire. Ce qui suppose de valoriser d’autres références professionnelles que celles de l’exercice architectural, comme le projet urbain. À cet égard, le statut « d’urban designer » pose question comme partie prenante de notre profession.

4/ La très large salarisation de la profession. Il convient de recadrer franchement les multiples dérives à connotation libérale que subit la profession aussi bien dans les cabinets privés que dans les secteurs publics et parapublics. La nécessité de conventions collectives spécifiques est totalement évidente. Voilà un cadre de travail qui nous occupera longtemps et qui demandera une énergie redoublée.

Nous serons au rendez-vous.

Les nouveaux urbanistes passent aux actes


Chère et cher collègue,

Le projet des «NOUVEAUX URBANISTES» a pris forme fin 2011.
531 urbanistes ont signé en quelques jours l’appel des nouveaux urbanistes mis en ligne le 29 décembre 2011:
https://nouveauxurbanistes.wordpress.com/2011/12/29/la-france-a-besoin-de-nouveaux-urbanistes/

Cette mobilisation nous a permis de mesurer l’écho que rencontraient nos idées parmi des urbanistes désorientés par le conservatisme improductif de certaines micro-associations qui sont censées nous « représenter».

PASSONS AUX ACTES !

Avec nos huit convictions (https://nouveauxurbanistes.wordpress.com/category/nos-8-convictions/) comme socle, nous avons décidé de mettre en œuvre la phase suivante et de structurer notre mouvement.
Nous aspirons à devenir un mouvement de masse, tout simplement car 20 000 urbanistes doivent être représentés par un véritable syndicat professionnel !
L’assemblée générale constitutive de l’association support du syndicat professionnel  » LES NOUVEAUX URBANISTES » aura lieu :

SAMEDI 21 SEPTEMBRE 2013 DE 10.00 A 12.00
6 rue du Chemin-Vert 75011 PARIS
Métros BASTILLE ou CHEMIN-VERT

Les codes d’accès seront transmis par mail à ceux qui veulent participer physiquement à l’AG.

Ci-dessous un lien pour s’inscrire en ligne pour participer à l’assemblée générale et/ou pour devenir membre fondateur du syndicat « LES NOUVEAUX URBANISTES » :
https://docs.google.com/forms/d/1yt882YhCWP8K2VIvNWXEMMGlLWNwfS2eZaa2GM7v6Rs/viewform

Les initiateurs du syndicat  » LES NOUVEAUX URBANISTES »

les nouveaux urbanistes c’est maintenant


Dominique MUSSLIN
Urbaniste qualifié
initiateur des nouveaux urbanistes

Bonjour

Une AG constitutive de l’association de préfiguration du syndicat pourrait avoir lieu le premier samedi du printemps.Plutôt que des voeux, je propose une réunion de travail « nouveaux urbanistes » à Paris.

Deux pistes de moment qui peuvent se compléter:
– mercredi 6.02 le soir
– deux samedis de janvier et février.

Pour les provinciaux bloqués chez eux, un ami geek a mis au point un système qui permet de participer à distance. Mais juste si l’excuse est sérieuse car se réunir par Internet ne fabrique pas un collectif vivant.

Merci de me faire éventuellement part de ton intérêt (ça c’était l’époque SFU bon teint) mais surtout de ton envie, de ta détermination à sortir notre profession de son gauchisme groupusculaire.

Nous sommes 20 000 urbanistes, mais 20 bégayent des bêtises sur l’urbanisme même pas dignes du pub situé au pied de mon immeuble.

CA SUFFIT.

Tu peux compter sur moi. À toi de te mouiller aussi désormais. L’époque où j’ai pris tous les coups au sein de la SFU est révolue, même si ça ne me fait pas peur, en bon praticien des arts de combat .

Ce ne sera pas une partie facile car les présidents de tous poils nous feront la vie dure. Ils sont « gaga » mais que ne feraient-ils pas pour rester président à vie.

Pour lancer l’initiative, j’attends 50 réponses B* d’ici le 11 janvier 2013.

Merci de répondre à l’adresse:  » nouveauxurbanistes@gmail.com  » avec « répondre à tous » histoire de motiver les autres:

A oui je soutiens
* B oui je participe et j’adhère
I oui je suivrai par internet
Z je préfère un stage zen au Tibet

Le mail peut être transféré à des collègues motivés.

À plus

Dominique MUSSLIN

Le rôle de l’urbaniste, ce qui le distingue des autres professionnels, par Marc Wiel, urbaniste


Quels sont les rôles et les compétences spécifiques de l’urbaniste dans la définition, la conduite et la mise en œuvre des politiques d’urbanisme ? Aux côtés des autres corps professionnels, l’urbaniste est avant tout « un homme d’interface », et apporte une aide à la décision politique, répond Marc Wiel, nominé au Grand prix de l’urbanisme et ancien directeur de l’agence d’urbanisme de Brest.

L’urbaniste est un généraliste des disciplines concourant au projet territorial sous toutes ses formes et à toutes les échelles, et cette qualité devrait donner la garantie au décideur public, l’élu local, d’avoir avec lui une personne qui sait ne pas s’enfermer dans une spécialité professionnelle (ingénieur, juriste, ou architecte par exemple). Si les spécialistes n’avaient pas la difficulté de sortir de leur spécialité il n’y aurait pas d’urbaniste ou tout spécialiste pourrait se targuer de l’être naturellement. Et il y a des spécialistes qui savent ne pas s’enfermer dans leur spécialité. De ce fait, l’urbaniste ne peut pas se définir « positivement » comme l’ingénieur qui sait compter et l’architecte qui sait dessiner. L’urbaniste devra pouvoir dialoguer avec des spécialistes sur ce qui fait le cœur de la compétence de ces spécialistes et apporter ce dont ils risquent de manquer… Ce manque n’est pas obligatoirement dans un autre savoir académique ou la possession d’un minimum dans tous les savoirs académiques. Il est le plus souvent dans ce qui rend possible la décision, c’est-à-dire la capacité à mettre en perspective les diverses facettes du problème, une aptitude à mettre en tension des avantages ou inconvénients collectifs ou individuels, à dégager dans les finalités l’essentiel de l’accessoire, ce qui requiert précisément assez (mais sans excès) de maîtriser des préoccupations naturellement mieux portés par chaque spécialité. Cette aptitude ne lui donne pas une position hiérarchique supérieure par rapport aux spécialistes. Il n’est pas l’homme de la synthèse mais de l’interface. Cette fonction nécessite que l’urbaniste soit bien positionné dans les organigrammes des collectivités locales, c’est-à-dire assez proche du décideur public ou plus généralement dans les espaces techniques affectés à un rôle de coordination interdisciplinaire.

Une formation adéquate est dès lors utile à qualifier l’urbaniste : de nombreux instituts d’urbanisme ont été créés il y a 30 ou 40 ans pour cela. Néanmoins la nature par défaut de son rôle fera que son aptitude à nourrir une fonction interdisciplinaire se vérifiera et se développera surtout par l’expérience.